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Message par Admin le Dim 20 Nov - 1:18

Article motorevue.com 20 décembre 2012

Sa silhouette imposante et son énorme twin laissent présager autant de caractère moteur que de pesanteur. Ses lignes rétro-futuristes autant d’audace que de futilité. Mais c’est sur un tout autre ton que la Vision parvient à nous enchanter, sitôt qu’on l’a enfourchée.

Une Cadillac, sortie tout droit des années 50. Voilà à quoi l’on songe lorsque, pour la première fois, on pose son regard sur une Vision. Tout en elle concourt à cette impression. Les lignes, bien sûr, tendues à l’extrême, comme si l’ergonomie et la praticité – préoccupations ô combien contemporaines – n’avaient aucunement compté pour ses designers. Mais aussi l’énorme twin qui exhibe ses ailettes comme un bloc d’après-guerre ou encore les chromes qui, un peu partout, magnifient cette incroyable silhouette.
Fort de ce sentiment et d’une fiche technique indiquant près de 400 kg sur la balance, on se dit que cette américaine au gabarit de porte-avions est sûrement parfaite pour une estrade de bike show ou à la terrasse d’un café, mais beaucoup moins à son aise au moment d’affronter les affres de la circulation. Prudent, on enfourche sa selle (posée à seulement 673 mm du sol), on met en branle les deux gamelles de quelque 850 cm3 unitaires, on attaque les premiers mètres, on tente un, puis deux demi-tours pour se rendre compte que cette machine est… quasiment un vélo ! Disons-le sans ambages : la qualité la plus impressionnante de cette Vision est son remarquable équilibre.
Non seulement elle est, de ce point de vue, la plus aboutie de toute la gamme Victory, mais en outre, elle tutoie les ténors de la catégorie GT !
Diablement étonnante, cette voyageuse ne réserve toutefois pas que des bonnes surprises. Son moteur, aussi impressionnant soit-il de visu, est loin d’emporter complètement l’adhésion.
Oh, certes, il ne manque pas de puissance et, bien que linéaire, peut sans difficulté emmener la belle à près de 190 km/h compteur. Sa souplesse est elle aussi tout à fait correcte pour un gros bi, autorisant des évolutions sous les 2 500 tr/min en 6e. Et la sélection, gratifiée d’un embrayage hydraulique, ne souffre d’aucun reproche véritable.


Mais ce twin présente toute de même une grosse lacune : sa sonorité. Un bruit de 2cv : voilà à quoi l’on pense si l’on ne pousse pas le V2 au seuil de sa zone rouge où il consent enfin à donner de la voix. Un bruit de 2cv, qui plus est avec des cliquetis de distribution et de multiples bruits probablement liés à des vibrations mal filtrées. S’il faut corriger quelque chose sur cette machine, c’est donc bien son acoustique d’ensemble. Il serait toutefois dommage de déchanter complètement à l’écoute de cette piètre bande son.

Car pour le reste, la Vision s’avère très convaincante. Même aux plus hautes vitesses, sa partie-cycle est à la hauteur (un bon point pour le confort de sa suspension arrière pneumatique, un bémol pour le freinage ABS qui manque singulièrement de puissance). Et sur des critères strictement GT, elle offre quasiment tout ce à quoi l’on peut rêver. Son équipement de série est pléthorique (voir encadré page suivante), son ergonomie plutôt intuitive, sa capacité de chargement loin d’être ridicule (si les deux valises latérales surprennent par leur faible contenance, le top-case accueille, lui, deux intégraux, et des vide-poches sécurisés complètent l’espace de rangement de part et d’autre du guidon) et le confort du passager est largement dans la moyenne du segment.

Dernier détail qui témoigne du soin apporté à la conception d’ensemble : malgré son poids, la Victory peut être relevée aisément par une seule personne, grâce à des poignées judicieusement disposées. Hallucinant, ce qui pour une vision est certes paradoxal, mais aussi diablement séduisant.

Verdict
À voir cette Victory Vision, on s’attendrait à une GT un peu pataude mais riche en caractère moteur… et c’est tout le contraire. Misant autant sur ses qualités dynamiques et son équipement pléthorique que sur son incroyable look (qui minore tout de même ses capacités d’emport), la Victory ne s’affirme pas comme la concurrente directe d’une Honda GoldWing, plus aboutie, plus performante, mais aussi plus austère. Reste qu’à près de 23 000 €, elle a de quoi semer le trouble auprès de pas mal d’autres GT. Notamment celles conçues du côté de Milwaukee.

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